mardi 1 avril 2014

"La vie en mieux" d'Anna Gavalda

"La vie en mieux" d'Anna Gavalda


éditions le dilettante


Résumé:
Mathilde a 24 ans et la sensation de n'être à sa place nulle part, ni dans cet appartement où elle vit en colocation avec deux soeurs, ni dans ce boulot où elle travaille pour son beau frère. Alors elle sort et boit pour s'anesthésier, pour oublier que ce n'est pas la vie dont elle avait rêver, jusqu'au jour où elle perd son sac et qu'un inconnu le retrouve.
Yann a 26 ans, vit avec sa petite amie et a un job bien en-dessous de ses compétences. Il s'ennuie et s'en veut souvent d'avoir choisi la stabilité et la simplicité plutôt que l'incertitude et l'amour, jusqu'à ce qu'il rencontre ses voisins.
Sur la couverture: 

"Deux histoires.
Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune."


Mon avis:
L'idée est bonne et l'histoire est jolie. Mathilde et Yann sont des personnages aussi paumés qu'attachants, ils sont simples, ils peuvent être tout le monde et n'importe qui, ils peuvent être nous qui choisissons la facilité et qui avons peur de prendre des risques. Mais ils se bousculent, ils suivent leur instinct, leur rêve d'une vie pas forcément meilleure mais une vie qui leur convient mieux.
J'ai aimé les personnages et l'histoire mais je reste sceptique sur l'écriture très familière. Ce livre est écrit comme on parle et j'avoue que j'aime lire autrement que ce que j'entends tous les jours, j'aime un style un peu plus soutenu dans l'écriture. Alors bien sûr il est facile à lire et je me suis quand même laissée porter mais souvent ce langage m'a dérangé notamment dans l'histoire de Mathilde où on ne sait plus si elle se parle à elle-même, si elle nous parle à nous ou si c'est l'auteur qui nous parle. Je crois que c'est cette façon de héler le lecteur qui m'a surtout gêné car finalement ce n'est pas un effet de style nécessaire.


Morceaux choisis:
"Pourtant ce fut ma dernière cuite.
Et comme ils n'ont l'air de rien, ces trois petits mots vertueux mis à la queue leu leu: ma-dernière-cuite, je ne m'en suis pas méfiée.
J'ai eu tort.
C'est très mauvais signe.
Car que reste-t-il aux gens qui ont cessé de boire alors même qu'ils s'y appliquaient par politesse du désespoir?
Le désespoir." (p. 105)

"On dira: "ce sont des détails." Bien sûr, bien sûr... Mais, vous savez, il n'y a pas besoin de suivre les cours d'une école de design pour reconnaître l'importance des détails. Le plus émouvant ne saute jamais aux yeux puisque c'est le regard qui le trouve et le reste...
Le reste a moins d'intérêt." (p. 199)

"- Mais, Yann... Mon jeune ami... Bien sûr que je la connaissais. Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, voyons, on les reconnaît. Vous ignoriez cela?" (p. 223)


L'auteur:
Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970. Elle est romancière et professeur de français. Elle écrit des nouvelles, des romans et des romans pour la jeunesse. Elle est l'auteur de romans à succès notamment "Ensemble, c'est tout" qui a été adapté en film par Claude Berri avec Audrey Tautou et Guillaume Canet.


En plus:
dilettante, nom commun, mot italien: personne qui s'adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne se fie qu'aux impulsions de ses goûts. (Le Petit larousse)

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