"Muchachas 3" de Katherine Pancol
éditions Albin Michel
Résumé:
Dans ce dernier tome, l'auteur revient sur l'histoire de Stella et Léonie. On en apprend plus sur le passé de Léonie et sur le lien qui unit Stella et Joséphine. Hortense rentre à Paris pour percer dans la mode pendant que Gary part en vacances.
Mon avis:
Je suis un peu déçue par ce dernier tome et surtout par son dénouement. En effet, la plus grande partie du roman est consacrée à Stella et Léonie ce qui est très intéressant mais du coup on a l'impression que les autres personnages sont mis de côté. De plus, le dénouement tant attendu se fait attendre très longtemps et est vite expédié dans les toutes dernières pages.
Ceci dit, je me suis quand même laissée embarquer dans cette histoire et coup de marketing ou pas, je trouve que Katherine Pancol a une écriture agréable et fluide et surtout que ses personnages semblent prendre complètement vie sous sa plume. Maintenant je me demande ce qu'ils vont tous devenir, ces personnages, et s'il y aura une suite.
Morceaux choisis:
"Elle contemple la rivière. Elle aurait envie de relever sa jupe, de fouler l'herbe, de s'approcher, de tremper ses pieds dans l'eau froide et claire, de remuer les orteils, de sourire de les voir pâles, recroquevillés, envie de sentir les cailloux pointus, les cailloux ronds, de les faire rouler, de perdre l'équilibre peut-être, de se rattraper en faisant le balancier, elle savait faire le balancier.
Comme avant. Comme avant." (p.414)
L'auteur:
Katherine Pancol est une romancière française née le 22 octobre 1954. Elle fait l'objet de critiques plutôt contreversées, soit très élogieuses, soit très négatives. Mais que l'on aime ou pas le style de cet auteur dans le milieu littéraire, on peut au moins lui reconnaître une forte capacité à vendre des livres là où d'autres échouent.
dimanche 17 août 2014
samedi 9 août 2014
"Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand
"Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand
éditions pocket
Résumé:
Cela fait un an que Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, un an qu'elle ne sort plus de chez elle, qu'elle ne travaille plus, qu'elle fume toute la journée, porte le sweat de son mari et se lave les cheveux avec le shampoing de sa fille. Afin de fuir ceux qui voudraient qu'elle se ressaisisse, elle décide d'aller vivre en Irlande pour un temps indéterminé. Elle espère être tranquille mais dans son exil, elle sera confrontée aux autres et surtout à elle-même.
Mon avis:
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce roman ne tend pas vers le mélodramatique. L'histoire est bien celle de Diane et du deuil qui la touche mais il décrit surtout ce phénomène de résilience, cette force que l'on trouve au fond de soi et qui permet d'aller de l'avant malgré tout.
Ce livre m'a beaucoup plus car il est extrêmement touchant. L'histoire est bien écrite et les personnages sont attachants de par leur sincérité et les évènements qui ont forgé leur caractère. Une simple rencontre à un moment donné peut briser la carapace que l'on tente de se forger, ne plus aimer pour ne plus souffrir ne semble pas être l'adage qui va avec le fait d'être vivant.
On referme ce livre avec les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres.
Morceaux choisis:
"Le froid du carrelage ne me fit pas réagir, je m'en moquais. L'eau coulait sur mon corps sans m'accorder le moindre bien-être. Je remplis ma main du shampoing à la fraise de Clara. L'odeur sucrée me tira quelques larmes mêlées d'un réconfort morbide.
Mon rituel pouvait commencer. J'aspergeai ma peau du parfum de Colin, première couche de protection. Je fermai les boutons de sa chemise, deuxième couche. J'enfilai son sweat à capuche, troisième couche. Je nouai mes cheveux mouillés pour conserver leur odeur de fraise, quatrième couche." (p. 18)
"Je n'entendais plus ce qu'il me racontait, je le fixais et le redécouvrais, ses cheveux en bataille, sa barbe de trois jours, la couleur de ses yeux. Je sentis son parfum pour la première fois, un mélange de savon et de tabac froid. L'émotion fut telle que je dus fermer les paupières." (p. 127)
L'auteur:
Agnès Martin-Lugand a été psychologue clinicienne avant de se consacrer à l'écriture. "Les gens heureux lisent et boivent du café" est son premier roman qu'elle avait d'abord auto-édité sur le net avant d'être publié par les éditions Michel Lafon.
éditions pocket
Résumé:
Cela fait un an que Diane a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, un an qu'elle ne sort plus de chez elle, qu'elle ne travaille plus, qu'elle fume toute la journée, porte le sweat de son mari et se lave les cheveux avec le shampoing de sa fille. Afin de fuir ceux qui voudraient qu'elle se ressaisisse, elle décide d'aller vivre en Irlande pour un temps indéterminé. Elle espère être tranquille mais dans son exil, elle sera confrontée aux autres et surtout à elle-même.
Mon avis:
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce roman ne tend pas vers le mélodramatique. L'histoire est bien celle de Diane et du deuil qui la touche mais il décrit surtout ce phénomène de résilience, cette force que l'on trouve au fond de soi et qui permet d'aller de l'avant malgré tout.
Ce livre m'a beaucoup plus car il est extrêmement touchant. L'histoire est bien écrite et les personnages sont attachants de par leur sincérité et les évènements qui ont forgé leur caractère. Une simple rencontre à un moment donné peut briser la carapace que l'on tente de se forger, ne plus aimer pour ne plus souffrir ne semble pas être l'adage qui va avec le fait d'être vivant.
On referme ce livre avec les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres.
Morceaux choisis:
"Le froid du carrelage ne me fit pas réagir, je m'en moquais. L'eau coulait sur mon corps sans m'accorder le moindre bien-être. Je remplis ma main du shampoing à la fraise de Clara. L'odeur sucrée me tira quelques larmes mêlées d'un réconfort morbide.
Mon rituel pouvait commencer. J'aspergeai ma peau du parfum de Colin, première couche de protection. Je fermai les boutons de sa chemise, deuxième couche. J'enfilai son sweat à capuche, troisième couche. Je nouai mes cheveux mouillés pour conserver leur odeur de fraise, quatrième couche." (p. 18)
"Je n'entendais plus ce qu'il me racontait, je le fixais et le redécouvrais, ses cheveux en bataille, sa barbe de trois jours, la couleur de ses yeux. Je sentis son parfum pour la première fois, un mélange de savon et de tabac froid. L'émotion fut telle que je dus fermer les paupières." (p. 127)
L'auteur:
Agnès Martin-Lugand a été psychologue clinicienne avant de se consacrer à l'écriture. "Les gens heureux lisent et boivent du café" est son premier roman qu'elle avait d'abord auto-édité sur le net avant d'être publié par les éditions Michel Lafon.
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